jeudi 5 avril 2012

Ce rat des villes qui avait pris la clé des champs…

Bien cher public,

Tu dois très certainement te demander ce qu’il advient de ton castor préféré ces derniers temps. Aussi ai-je pris le temps et la plume pour te raconter une peu tout ça. 

Mais avant toute chose, il nous faut remonter plusieurs années en arrière, quand j’avais aux environs de trois quatre ans. À cette époque là, mes parents avaient eu la folle idée d’installer une caravane dans un camping au bord de la plage et de m’y faire passer toutes mes vacances. Ils y voyaient sûrement là l’occasion de me faire prendre goût au grand air et à la nature.  Et goût au grand air, j’ai effectivement pris. Goût à la nature en revanche… C’était une autre histoire…  Jugez plutôt!

De temps en temps, nous baladions dans la forêt. Or chaque fois que je tombais (déjà à l’époque j’étais un peu gauche), je levais les mains bien haut pour ne surtout pas toucher la terre car je n’en supportais pas le contact. Ainsi privée de mes mains, je me retrouvais donc dans l’incapacité la plus totale de me relever. La seule solution que j’avais trouvée alors était de hurler jusqu’à ce que quelqu’un daigne venir à mon secours.
Mais ce n’est pas tout…

Je ne voulais pas non plus marcher dans l’herbe haute quand j’étais en short ou en jupe car je n’en supportais pas le contact. J’utilisais donc encore une fois la technique du hurlement, jusqu’à ce qu’un adulte vienne à mon secours et me fasse traverser la barrière d’herbes dans ses bras.
Et enfin dernière anecdote…

Lorsque nous allions à la plage, je me baignais dans le lac sans problème comme tous les autres enfants (sauf quand il y avait des algues, vous vous en doutez bien!). Là où ça devenait compliqué, c’est lorsqu’il fallait passer de l’eau à la serviette de plage qui bien évidemment se trouvait …sur du sable sec. Or je ne supportais pas le contact du sable sec sur mon petit corps mouillé, pas même sur mes pieds. Je me retrouvais donc toujours dans la même impasse, puisque je ne pouvais traverser de moi-même l’étendue de sable me séparait de la serviette. Encore une fois j’utilisais la technique du hurlement, jusqu’à ce qu’un adulte consentant daigne me porter jusqu’à ma serviette (qui ne devait bien évidemment  avoir été secouée au préalable pour ne surtout pas contenir de grain de sable!)

Bref, en ce temps là, j’étais donc une charmante gamine donc les comportements de petite princesse capricieuse m’avaient valu plusieurs surnoms, dont certains sont même restés très longtemps, notamment : la « Princesse aux petits pois » ou encore le « Rat des villes ». La raison pour laquelle je me suis permis ce retour en arrière, c’est pour que vous mesuriez bien l’étendue de l’évolution dans ce qui va suivre.

Vous en étiez donc resté au moment où je faisais le tour des administrations, Sécu, CAF, ANPE pour tenter de retrouver un semblant d’identité administrative ainsi qu’un emploi. Entre temps, plusieurs choses se sont passées. Tout d’abord, mes problèmes de papier devraient être sur le point de se régler prochainement. Ouf! À peine six mois pour se réinsérer dans la société! Ensuite, plutôt que de chercher un « vrai » travail, j’ai décidé de travailler en Intérim sur des missions courtes et ce afin de pouvoir mon consacrer pleinement à un projet que je couve depuis maintenant près de deux ans : devenir écrivain public. 

Quand on y réfléchit bien, l’idée est loin d’être saugrenue. Je vais passer sur ma passion de l’écriture qui n’a même plus besoin de vous être présentée pour passer directement aux détails pratiques. En devenant mon propre patron je me libère de tout un tas de contraintes qui  me pesaient grandement jusqu’ici : horaires fixes, conflit avec l’autorité, non épanouissement dans les tâches accomplies, conflit avec l’autorité, pas de possibilité de prise d’initiatives, conflit avec l’autorité, etc. Pour ne citer que ça. Et puis, cela me permettrai de renouer avec ce que j’aime le plus dans la relation client : s’occuper des autres sans avoir à leur vendre quoique ce soit derrière. Bref, il me tarde de commencer! Mais bien évidemment on ne devient pas patron du jour au lendemain, ni même en trois minutes contrairement à ce que veulent vous faire croire les pubs pro-auto-entrepreneurs! Il y a beaucoup de choses à penser avant de se lancer et c’est pour ça que mon projet avance à petits pas… Bon ça et aussi le fait que je sois frileuse… En tout cas, je vous redonnerai des nouvelles à ce sujet prochainement. Ne serait-ce que pour vous faire voir mon site internet! 

Mais revenons un peu à nos moutons. Je vous parlais campagne, comment donc est-ce arrivé? Et bien disons qu’il y a un peu plus de deux mois de ça, j’étais justement chez mon beau-père dans le Lot-et-Garonne. Il y avait entre autres, son frère, Alain qui a eu la bonne idée de me faire découvrir les plaisirs du quad. Moi qui n’en avait même jamais vu un de près, il ne m’a pourtant pas fallu longtemps pour en tomber folle amoureuse! À peine trente kilomètres de bosses et de gadoue et j’étais conquise! Je suis donc retournée régulièrement dans le 47 pour faire du quad avec Tonton. Et lors de l’une de ces balades j’ai rencontré un charmant paysan, Benoit, qui à son tour a conquis mon cœur. 


À l’époque, je venais de décrocher un poste d’assistante de direction très prometteur car bien qu’en intérim, les responsables envisageaient de me garder en CDI.  Du moins c’est ce que je pensais. En fait j’ai très vite réalisé, que les dits responsables étaient en conflit l’un avec l’autre et n’avait pas la même vision sur de nombreuses choses, y compris mon poste et mes attributions. Parallèlement à ça, la personne que je devais remplacer le temps de son congé maternité, n’avait pas été mis au courant de mes attributions (qui étaient différentes des siennes) et se sentant menacée, s’est tout simplement mis à faire de la rétention d’information dans le cadre de ma formation. J’ai essayé d’en discuter avec  les deux directeurs, tout deux m’ont demandé d’être patiente et d’essayer d’obtenir le plus d’information possible. Mais quelque soit mon attitude, la future maman s’obstinait invariablement à ne pas me donner les bonnes infos et à se foutre de moi chaque fois que je lui posais une question. Le tout, secondé par son insupportable copine la standardiste qui faisait écho à la moindre de ses remarques désobligeantes. Finalement, au bout de cinq semaines, lassée par cette insupportable ambiance et une façon de travailler qui est tout sauf professionnelle, j’ai fini par rendre mon tablier.  

Je me suis donc une fois de plus retrouvé à la recherche d’un nouvel emploi. Dans le même temps, Benoit, qui est exploitant agricole, faisait face à un manque de main d’œuvre cruel, à tel point qu’il m’a proposé de venir l’aider. Bien consciente de mon amour de la nature, j’ai d’abord éclaté de rire puis lui ai raconté comme je l’ai fait pour vous, les fameuses anecdotes de ma tendre enfance. Il a ri aussi mais ne s’est pas démonté pour autant. Devant tant d’insistance, je me suis dit qu’il devait vraiment, vraiment être désespéré. J’ai donc accepté mais en lui précisant bien qu’il engageait la pire main d’œuvre du monde. 

Le lundi suivant, je me suis donc retrouvée dans un vaste champ de betteraves. Nous étions une dizaine de tout âge, pour la plupart de la famille de Benoit et d’autres agriculteurs du coin, venus filer un coup de main. Pendant plus de six heures nous sommes restés à genoux, à arracher des betteraves, les mettre en tas, changer de rang, re-arracher les betteraves, les remettre en tas, et ainsi de suite. Après il a fallu les charger dans des cagettes puis charger les cagettes dans le fourgon. À ce moment là, femmes et enfants avaient déjà débauché car c’est un boulot plutôt physique. Moi, j’étais restée puisque Benoit travaillait encore. Me trouvant inutile face à des cagettes de plusieurs dizaines de kilos, j’ai donc proposé de prendre le volant du fourgon pour pouvoir l’avancer au fur et à mesure que les garçons le chargeraient. Sur le coup, ça m’a semblé être de la bonne grosse logique. Et bien eux, ont trouvé que c’était de la bonne grosse volonté pour une pauvre fille de la ville comme moi qui avait pourtant déjà une bonne journée de taf dans les pattes. Ce jour là, il semble que je me sois attirée les sympathies de toutes les personnes présentes et qu’en plus j’ai gagné l’honorable fonction de chauffeur! Le lendemain nous avons remis ça. Lorsqu’il a fallu charger les cagettes en fin de chantier, personne ne m’a posé la question, on m’a juste interpellée : « Eh chauffeur, à ton poste! ». Ce qui fait quand même très plaisir!

Champ de betteraves

Les plants de betteraves à replanter

La bête!

Ensuite, après avoir arraché ces betteraves là, qui en fait étaient des plans mâles, il a fallu les replanter dans un autre champ, avec des plans femelles. L’idée étant de les faire se reproduire et d’obtenir ainsi une plante riche en graines. C’est de la récolte de cette semence que vivent les agriculteurs d’ici d’après ce que j’ai compris. (le premier qui ose une blague pourri, j’en fais un cheese! N’est-ce pas Renaud?!) Ainsi donc après l’arrachage a suivi la période de replantage. Dix longs jours de foutu replantage! Dix jours sans interruption! 

Dans le même état d’esprit que pour l’arrachage, vu que Benoit et compagnie avaient du mal à trouver de la main d’œuvre pour le premier jour, je me suis proposée. Je doutais très honnêtement de ma qualité d’ouvrière agricole mais vu qu’ils avaient l’air d’être vraiment dans la panade pour trouver quelqu’un, alors pourquoi pas?! Mais finalement dès les premières heures, ils ont trouvé que je plantais très bien et ont décidé de m’intégrer à l’équipe comme remplaçante de la Tante.  Et ça, d’après Benoit, c’est une sacrée reconnaissance, car jamais personne n’a eu le droit d’être remplaçant en si peu de temps. Notamment parce que sa tante est très méticuleuse et ne supporte pas que le travail soit mal fait… Du coup elle ne laisse pas sa place facilement. Mais comme elle a des vaches à s’occuper le soir, tout ça… Une remplaçante était la bienvenue!

La planteuse (La terrible!)

Vous noterez la position très confortable des planteurs...

Le champ à perte de vue... Sigh!

Si bien que je suis restée les dix jours à planter à mi-temps : trois heures et demi le matin, deux heures et demi le soir. Eux, faisaient des « petites » journées de neuf heures. Enfin neuf heures sur la planteuse. Parce qu’après il y avait tout le reste : s’occuper des plants qui n’étaient pas encore en terre, les charger, arroser ceux qui étaient déjà planté, ce qui veut dire installer l’arrosage et on parle d’un système d’arrosage pour plusieurs dizaines d’hectares, donc autant vous dire que ça s’installe pas en deux minutes… Et puis il y avait aussi les bêtes à s’occuper, etc. Bref, en gros, quand moi j’étais exténuée par mes pauvres journées de cinq-six heures, eux bossaient de sept heures le matin jusqu’à onze heures le soir, parfois même minuit et ils trouvaient encore admirable que je travaille « autant »!!! Voyant que je peinais parfois sur la planteuse, soit à cause des courbatures soit à cause du temps froid, ils me proposaient de temps en temps de conduire le tracteur pour que je puisse me reposer! Alors d’une je doute qu’il y ait grand monde qui ai eu le droit de conduire leurs tracteurs… Et de deux, ouaip! J’ai conduit des tracteurs!!! La classe hein?! 

Le tracteur et moi

Le fourgon

Voilà donc en gros comment j’ai passé trois semaines dans la peau d’une ouvrière agricole. Et je dois avouer que j’ai adoré ça! Le travail au grand air, les gens avec qui j’ai travaillé, leurs valeurs, leur culture, les geuletons du midi avec le verre de pinard, la liberté, la découverte de tout un tas de choses comme conduire un tractopelle* ou encore brancher une vache à une trayeuse! Bref, j’ai passé trois semaines géniales!

Le problème, c’est quand par la suite j’ai eu un entretien pour une prestigieuse boîte d’informatique à Mérignac. Lors de l’entretien, les deux nanas du recrutement ont essayé de m’expliquer tant bien que mal la chance que j’avais de me voir proposer un poste d’assistante de back-office chez eux! Un poste certes au smic, mais où je serai autorisée à assister tous les commerciaux dans leur moindre caprice, être aux petits oignons pour eux et subir tout le stress de leurs frustrations… Hum, pour un peu, elles me demandaient presque de payer pour bosser chez eux. Assez curieusement, j’ai décliné leur offre. Et nous en sommes là.
Le problème d’avoir côtoyé pendant trois semaines des indépendants, c’est que non seulement ça donne envie de l’être soi même mais qu’en plus ça rend plus difficile encore les rapports à l’autorité qu’on tente de vous imposer ailleurs… Alors bon, déjà qu’à la base, hein… Enfin bon, j’me comprends…

Paysage classique de ma cambrousse préférée... Et non, la photo n'est même pas retouchée!

Et les vaches de Tatie!

 Du coup, depuis deux semaines, me voici à fond les ballons sur ma création d’entreprise! Si tout va bien – et je l’espère fortement! – L’EPI devrait voir le jour d’ici peu de temps! Ensuite, il faudra continuer l’intérim bien sûr, histoire de financer tout  ça, mais au moins le projet sera enfin sur les rails et rien ne saurait me rendre plus heureuse!
Mon futur logo. Vos commentaires sont les bienvenus...

Voilà, à ce jour vous savez tout de ma vie campagnarde. Maintenant j’ai une autre nouvelle pour vous : ceci était le dernier billet de ce blog. Plusieurs raisons à cela, à commencer par mon manque évident d’assiduité! Mais également car soyons honnête, autant depuis le Canada, J’avais un paquet de choses à vous faire découvrir, autant en France, vous commencez à être en terrain connu… Ainsi donc, nous recommencerons à prendre des nouvelles de manières plus classiques, à savoir mail et téléphone. Et même pourquoi pas, soyons fous : on pourrait carrément se voir!!!

Ceci dit un autre blog devrait voir le jour d’ici peu, mais qui n’aura pas la même vocation. Rien n’est encore complètement arrêté, mais comptez sur moi pour vous tenir au courant!

Alors à bientôt pour de nouvelles aventures!

Votre Castor, unique et préféré


* Pour les Québécois, un Tractopelle, est un tracteur avec une grosse pelle devant. Je pense que vous autres, vous appelez ça une pelleteuse, non?


jeudi 1 décembre 2011

Jeune castor cherche travail

Aujourd'hui votre Castor préféré va vous parler de la recherche d'emploi en France et plus particulièrement sur la Gironde...


Alors déjà, grand préalable à toute démarche, s'inscrire à l'ANPE puis à la CAF. Moi toute naïve que j'étais, je me suis dit: "Pff! Pas besoin de perdre mon énergie en démarches administratives quand je peux l'utiliser pour ma prospection d'emploi! Et puis à quoi bon demander des aides, dans un mois au plus tard, c'est sûr j'aurai un boulot!"

Et donc voilà, deux mois plus tard, alors que mes finances sont au plus bas et que mon banquier a mis une prime sur ma tête "dead or alive", j'en suis à devoir rattraper le temps perdu et supplier les administrations de bien vouloir hâter le traitement de mes divers dossiers: RSA, CMU, et autres joyeusetés...

Je me suis aussi ruée sur tous les sites possibles et inamaginables de recherche d'emploi: Pôle Emploi bien sûr, mais aussi Indeed, l'Apec, Monster, Manpower, Adecco, Randstadt, Meteojob, SudouestJob, etc. Moi qui n'aime pas laisser de traces de moi sur Internet, me voilà servie! Mon CV court la toile en toute impunité, dévoilant à tout va une photo de moi des plus professionnelles, cheveux tirés en arrière et sourire ultra bright de la bonne petite secrétaire slash assistante slash au fait je suis bilingue slash mais vas-y merde embauche moi putain!

Ensuite, après toutes ces réjouissances, il y a la partie recherche d'offres à proprement parlé : qu'est-ce que je veux faire? Où? Avec qui? Est-ce que j'ai bien les 10 ans d'expériences demandées? Moins de 30 ans? Bac +15? Comment ça ce n'est pas possible de cumuler les trois? Mais enfin Mademoiselle, je connais mon métier tout de même... Ah? Bon... Alors, je ne dis plus rien. Et cette annonce là bas? Oui, celle là la... Recherchons assistante administrative bilingue avec expérience de trois ans. (NB: l'intitulé de mon CV est Assistante administrative bilingue avec expérience de trois ans). Non, ça va pas? Je...? ...Correspond pas au profil recherché? Ah ben laissez faire, je vais me mettre de face alors, peut-être que ça passera mieux... Oui, je fais de l'humour. Ben il vaut mieux non? Sinon je pourrez me mettre à copieusement vous insulter et ce serait fâcheux, dès fois que quelqu'un recherche une assistante blonde à forte poitrine, ce serait con de louper l'opportunité juste parce que vous m'aimez plus...

Bon ben comme dirait l'auter: BREF, j'ai cherché un taf!

lundi 14 novembre 2011

Quelques photos...

Petit déj à la Française... Aaaaah! :)


Le chat de la maison. Pas photogénique le con!

Chez une copine... Le Paradis! ;)

J'ai tenté de faire découvrir le Brunch à ma famille...Et oui, ce sont bien des huîtres là bas au fond...!




Château à 100 mètres de chez moi


Marche des Zombies (vous me voyez?)

Et encore plus dégueulasse!

Et voilà, that's all folks!

mardi 11 octobre 2011

Qu'importe que la cheminée soit de travers, si la fumée est droite. (proverbe turc)


1h25 du matin. Une fois encore, je suis tombée comme une masse et dors comme une bienheureuse, lampe de chevet allumée et livre ouvert sur la poitrine. Soudaine quelque chose me réveille. Quelque chose qui me pique le fond de la gorge. Je tousse, je crache. Je prends une grande goulée d’air et recrache. Ce n’est pas de l’air, mais de la fumée. J’ouvre les yeux. Une épaisse fumée blanche a envahit ma chambre. Je bondis sur mes jambes et allume le plafonnier. Je regarde d’où vient la fumée. Elle vient de la lampe de chevet toute neuve que j’ai placé la veille sur l’étagère de ma tête de lit. La lumière était trop forte alors je l’avais recouverte d’un pantalon. Ce même pantalon qui est en train de partir en fumée et qui se répand en cendre fumante sur mon oreiller…  Rapidement je réagis : je débranche la lampe de chevet, retire le pantalon ou du moins les restes et étouffe le reste dans la taie d’oreiller. Puis j’ouvre grand fenêtres et volets et enfin je sors la lampe coupable. Je re-rentre dans ma chambre : ça pue la cheminée refroidie! 

Encore endormie malgré toute cette adrénaline, j’entre dans la chambre de ma  mère :
« Maman, je crois que j’ai mis le feu dans ma chambre. Mais tout va bien, je l’ai éteins. Tu peux te rendormir. » Évidemment, après ça,  elle n’a pas fermé l’œil de la nuit.

Enchantée, moi c’est Virginie, 27 ans. Je viens de retourner vivre chez ma mère et je sens qu’elle va adorer ça!

Le coupable
La victime

mardi 4 octobre 2011

La fin de l'aventure

Pour ceux et celles qui auraient raté le dernier épisode, eh bien voilà: c'est la fin de l'épisode québécois. Du moins pour moi, car Manu, lui, poursuit ses folles aventures en terres bucheronnes!

Finies donc les histoires de chiens de traîneau, de sirop d'érable et de chasse à l'ours! Finis les moins quarante hivernaux, les maringouins estivaux, les osties et les tabarnak. Finis enfin les brunchs aux câlines de bines, la poutine et les cabanes à sucre... Et bonjour pinard, saucisson et accordéon!

Mais loin de moi l'idée de vous laisser sur votre faim... Car autant le départ là bas, dans grand Ch'nord, était une grande aventure, autant le retour en France n'en est pas moins épique! Partir, quitter tout ce qu'on a construit depuis deux ans et demi, tout ce pour quoi on s'était battu, abandonner une partie de son identité, cette part de soi qui avait finalement réussi à s'intégrer et enfin, revenir à la maison, parmi les siens. Comme avant, mais pas exactement comme avant. Parce qu’en cours de route, beaucoup de choses ont changé. Et puis de là, tout recommencer à zéro, tout reconstruire. En commençant par se redonner une identité administrative. En retrouvant un boulot dans un pays en crise. Bref, en retrouvant ses repères, un pas après l’autre…

Qu'en dîtes vous? Je vous raconte cette histoire?

jeudi 20 janvier 2011

Des nouvelles du front!


Décidément, me voici aussi fiable dans mes résolutions qu’un fêtard un lendemain de 1er de l’an! Oui, c’est vrai, je vous avais promis d’écrire plus fréquemment, et me voici déjà en retard d’au moins trois mois… Ah ma bonne dame, que voulez-vous?! On ne peut plus se fier à qui que ce soit de nos jours, pas mêmes aux blogueurs!

Mais réjouis-toi cher public, car me revoici, me revoilà, plus en forme que jamais avec encore plus de nouvelles aventures, toutes plus extraordinaires les unes que les autres!!!!!

… Euh bon, j’exagère peut-être un peu sur la partie aventureuse de ma vie ces derniers temps, mais ne vous inquiétez pas, j’ai tout de même deux trois petites choses à vous raconter…

Déjà, prenons des nouvelles de Virginie, la championne des fourneaux (S’il vous plait, commencez pas à vous foutre de ma gueule…) Donc depuis la dernière fois, de l’eau a passé sous les ponts et je peux désormais vous dire (non sans une certaine fierté…) que les coupures, brûlures, égratignures et autres petits bobos, eh bien c’est fini! Exit les maladresses! Bye-bye les doigts coupés, tailladés, pelés, brûlés, torturés… Désormais ces dix doigts là (car oui, il m’en reste toujours dix…) maîtrisent les couteaux de cuisine comme un chef! Les patates tremblent devant tant de dextérité et les recettes de gâteaux au Saindoux (Ah la cuisine québécoise ...) n’ont plus de secret pour moi! 

Donc tout va bien dans le meilleur des mondes me direz-vous. Eh bien oui. Sauf que voilà… Ces derniers jours, il se trouve que bon nombre de nos résidents sont décédés (Et non, je n’y suis pour rien! Bande de mauvaises langues!) Du coup, il y a une réduction des effectifs et notamment en cuisine. Et qui est droit sur la ligne de départ selon vous? Dernière arrivée, première partie. C’est logique. Mais heureusement pour moi je suis quand même dans une bonne boîte qui ne lâche pas ses employés comme ça et qui préfèrent les former sur autre chose plutôt que de les virer. Avouez que c’est pas mal… Du coup, j’ai postulé pour trois postes différents mais tous dans le secteur de l’organisation des activités. Comme c’est un peu flou et compliqué pour le moment, je ne vous en dis pas plus, mais je vous tiendrai très rapidement au courant. Et puis en attendant,  même si je travaille moins en cuisine, j’y travaille toujours. C’est toujours ça de pris.

Et puis, il ne faut pas oublier que j’ai aussi (et heureusement d’ailleurs) mon deuxième boulot. Ben oui, c’est comme dit le petit Nicolas : travailler plus, pour gagner plus. Donc j’écris des revues (ou des critiques, appelez ça comme vous voulez…) sur les commerces et restaurants de Montréal. C’est plutôt sympa, parce que si on y réfléchit deux secondes, je suis payée pour faire du shopping. Bon oui, comme ça, ça a l’air top. Dans les faits, je ne suis payée que pour le temps d’écriture et je n’ai aucun frais de déplacement. Mais bon, ça reste tout de même un bon deal. Le salaire n’est pas mal, même en comptant les heures passées dehors et ça me fait découvrir pas mal de choses dans la ville. Après, j’avoue qu’en ce moment, vu que les températures oscillent entre les -10 et les – 30, ce n’est pas forcément toujours idéal pour se balader dehors… Mais bon… Il faut ce qu’il faut pour devenir une vraie Québécoise!

Voilà qui fait déjà beaucoup d’informations pour aujourd’hui, je vais donc vous laisser ici, mais avec la promesse solennelle (oui, rien que ça…) de vous revenir très bientôt!
A très vite!